🎂 24/04/1970
📍 Alger, Algérie
🌍 Française
Dida Diafat naît à Bab El Oued, quartier populaire d'Alger, avant d'être envoyé en France encore bébé pour y être soigné, puis élevé par sa grand-mère dans la banlieue parisienne, à Villiers-le-Bel. Adolescent, il se découvre une passion pour la boxe thaïlandaise, un sport alors encore confidentiel en France dans les années 1980. À dix-huit ans, porté par la volonté de progresser, il s'envole pour la Thaïlande grâce à un prêt consenti par sa grand-mère, afin de s'entraîner auprès des meilleurs combattants du pays. Ce séjour marque un tournant décisif : il devient quelques années plus tard le premier Français et Algérien à décrocher un titre mondial de muay-thaï. Son parcours sportif, marqué par la discipline et la persévérance, prépare sans qu'il le sache encore sa reconversion ultérieure dans le cinéma.
C'est sa rencontre avec Jean-Claude Van Damme en Thaïlande qui ouvre à Dida Diafat les portes du cinéma. Les deux hommes se lient d'amitié, et l'acteur belge lui propose un petit rôle dans son film Légionnaire, sorti en 1998, année où Dida Diafat met également un terme à sa carrière de champion du monde de boxe thaïlandaise. Cette première expérience devant la caméra, bien que modeste, lui donne le goût de la comédie. Il publie peu après une autobiographie retraçant son parcours, intitulée Dida, de l'enfer de la banlieue à Hollywood, coécrite avec le journaliste Henry-Jean Servat. Ce récit de vie inspire ensuite un film consacré à son histoire personnelle.
En 2005, le réalisateur Xavier Durringer adapte son parcours dans Chok-Dee, film dans lequel Dida Diafat interprète son propre rôle, celui d'un ancien détenu qui redonne un sens à sa vie grâce à la boxe thaïlandaise. Il coécrit également le scénario de ce long métrage aux côtés de Xavier Durringer et de la productrice Véra Belmont. Il fait ensuite une apparition remarquée dans la série policière Engrenages, diffusée sur Canal+, où son physique imposant sert des rôles d'hommes de main ou de personnages ambigus. Il apparaît également dans Mutants, film français de zombies sorti en 2009, illustrant sa polyvalence entre différents genres cinématographiques. Ces rôles, souvent liés à sa carrure athlétique, ont consolidé son image d'acteur habitué aux emplois de force.
Dida Diafat évoque volontiers l'influence de Jean-Claude Van Damme, qui lui a offert sa première opportunité au cinéma et reste pour lui une figure de mentor. Sa discipline sportive acquise durant ses années de compétition en boxe thaïlandaise a également façonné sa rigueur et son professionnalisme sur les plateaux de tournage. Son parcours personnel, marqué par les difficultés de la banlieue puis la réussite sportive internationale, constitue par ailleurs une source d'inspiration qu'il a lui-même transposée à l'écran. Il a également été influencé par le cinéma d'action et de sport, genres dans lesquels sa carrure athlétique trouve naturellement sa place. Ces différentes influences ont façonné un parcours d'acteur atypique, né de la reconversion d'un champion sportif.
Le jeu de Dida Diafat s'appuie avant tout sur une présence physique impressionnante, héritée de ses années de compétition en boxe thaïlandaise, qui lui vaut d'être régulièrement sollicité pour des rôles de costaud ou d'homme de main. Il apporte à ces rôles un sérieux et une rigueur reconnus par les professionnels du milieu, qui saluent notamment sa ponctualité et sa préparation. Sa carrure et son passé de champion du monde lui permettent d'incarner avec crédibilité des personnages liés à l'univers du combat et de l'action. Il sait également instiller une forme de vulnérabilité, comme dans Chok-Dee, où il interprète sa propre histoire avec une sincérité appréciée par la critique. Cette alliance de force physique et d'authenticité constitue la marque de fabrique de son jeu d'acteur.
Sa collaboration la plus marquante reste celle avec Jean-Claude Van Damme, qui l'a introduit dans le monde du cinéma dès la fin des années 1990. Il a également travaillé à plusieurs reprises avec le réalisateur Xavier Durringer, notamment sur Chok-Dee, film consacré à sa propre histoire. Sa participation à la série Engrenages l'a par ailleurs rapproché de l'équipe créative de cette production policière emblématique de Canal+. Ces différentes collaborations, bien que ponctuelles, ont jalonné une carrière construite en parallèle de ses autres activités entrepreneuriales. Son parcours reste avant tout marqué par la reconversion réussie d'un athlète de haut niveau vers les métiers du cinéma.
Dida Diafat s'est engagé de longue date dans la prévention de la délinquance auprès des jeunes des quartiers populaires, mettant à profit son propre parcours pour inspirer une nouvelle génération. Il intervient régulièrement en tant que médiateur ou désamorceur de conflits dans les banlieues françaises, un rôle qu'il assume avec conviction en marge de sa carrière artistique. Il a également fondé sa propre marque de vêtements de sport, Kobey, à travers laquelle il valorise l'entrepreneuriat auprès des jeunes issus de milieux modestes. Il continue par ailleurs de promouvoir la boxe thaïlandaise en France, discipline qu'il a contribué à populariser dès les années 1990. Ces engagements traduisent une volonté constante de transmettre les valeurs de discipline et de persévérance qui ont marqué son propre parcours.