🎂 10/02/1981
📍 Séoul, Corée du Sud
🌍 Sud-coréenne
Cho Yeo-jeong naît à Séoul en 1981 et découvre le monde des projecteurs très tôt, puisqu'elle débute comme mannequin dès l'âge de seize ans, en 1997. Sa carrière de modèle la mène à faire la couverture du magazine CeCi, une exposition qui la fait remarquer dans le milieu de la mode coréenne. Deux ans plus tard, en 1999, elle décide de se tourner résolument vers le jeu d'actrice, un virage qu'elle prépare avec sérieux. Elle poursuit en parallèle des études à l'université Dongguk, l'une des institutions les plus réputées de Corée du Sud. Ses débuts à l'écran se font dans des productions modestes, où elle apprend patiemment son métier au contact de réalisateurs exigeants. Au fil des années 2000, elle enchaîne les petits rôles à la télévision, affinant sa technique et sa présence face à la caméra. C'est au tournant des années 2010 qu'elle commence à obtenir des rôles plus substantiels, portée par une industrie du drama coréen en plein essor.
Son passage remarqué en couverture de CeCi Magazine, alors qu'elle n'a que seize ans, ouvre à Cho Yeo-jeong les portes du monde du spectacle coréen. Cette notoriété naissante attire l'attention d'agents et de producteurs curieux de savoir si son charisme photographique se transpose à l'écran. Elle accepte d'abord de petits rôles dans des clips musicaux et des publicités, un terrain d'entraînement idéal pour apprivoiser la caméra. Ces expériences lui permettent de développer une aisance naturelle, remarquée par plusieurs directeurs de casting de la télévision coréenne. Elle obtient ainsi ses premiers rôles dans des séries, où elle doit d'abord se défaire de son image de mannequin pour être prise au sérieux comme comédienne. Cette transition, exigeante, se fait progressivement, à force de choix de rôles réfléchis et de performances convaincantes.
Elle se fait particulièrement remarquer dans les films en costume The Servant, en 2010, puis The Concubine, en 2012, deux œuvres audacieuses qui la révèlent comme une actrice capable d'incarner des personnages complexes et sensuels. La série I Need Romance, en 2011, puis Lovers of Haeundae, l'année suivante, confirment sa popularité grandissante auprès du public coréen. Elle enchaîne avec Divorce Lawyer in Love en 2015, qui lui permet d'explorer un registre plus comique et romantique. Mais c'est indéniablement son rôle de Park Yeon-kyo, la mère de famille aisée et naïve, dans Parasite de Bong Joon-ho en 2019, qui la fait connaître internationalement, le film ayant remporté la Palme d'or et quatre Oscars. Elle poursuit ensuite avec des séries comme Woman of 9.9 Billion et Cheat on Me If You Can, confirmant sa place parmi les actrices les plus demandées de Corée du Sud.
Cho Yeo-jeong évoque volontiers l'influence du cinéma d'auteur coréen des années 2000, période durant laquelle elle affine son goût pour des rôles complexes et ambigus. Elle admire les réalisateurs capables de conjuguer exigence artistique et succès populaire, à l'image de Bong Joon-ho. Son passage par le mannequinat continue également de nourrir son rapport au corps et à l'image, un atout qu'elle met au service de ses personnages. Elle cite aussi l'importance des actrices coréennes qui l'ont précédée dans l'exploration de rôles féminins forts et nuancés. La diversité des genres qu'elle traverse, du mélodrame en costume à la comédie contemporaine, traduit une curiosité artistique constante.
Cho Yeo-jeong se distingue par une élégance naturelle et une capacité à instiller de la subtilité dans des personnages qui pourraient facilement basculer dans la caricature. Elle sait manier l'ironie et la légèreté sans jamais sacrifier la crédibilité émotionnelle de ses rôles. Dans Parasite, elle parvient à rendre attachant un personnage de mère naïve et privilégiée, évitant l'écueil de la simple satire sociale. Sa présence à l'écran, à la fois douce et affirmée, lui permet de passer avec aisance du drame historique à la comédie contemporaine. Les critiques soulignent régulièrement sa capacité à instaurer une complicité immédiate avec le public, quel que soit le registre abordé.
Sa collaboration avec Bong Joon-ho sur Parasite constitue le sommet de sa carrière internationale, même si elle n'a pas retravaillé directement avec lui depuis. Elle a également noué des liens réguliers avec plusieurs scénaristes de dramas coréens, qui apprécient sa capacité à porter des personnages féminins complexes. Son passage par le mannequinat lui a par ailleurs permis de tisser des liens durables avec l'industrie de la mode coréenne, un univers auquel elle reste associée. Elle retrouve régulièrement certains partenaires de tournage au sein des grandes productions télévisées coréennes.
Cho Yeo-jeong s'exprime peu publiquement sur des engagements humanitaires précis, préférant laisser son travail d'actrice parler pour elle. Elle participe néanmoins à diverses actions de promotion culturelle coréenne, notamment à l'international depuis le succès de Parasite. Sa notoriété en fait une figure appréciée lors d'événements caritatifs liés au monde du cinéma coréen.